Commission nationale de la coopération décentralisée : La 9e session placée sous le signe de la coopération dans un contexte de défi sécuritaire

L’assemblée générale de la Commission nationale de la coopération décentralisée a tenu sa 9e session le mardi 19 novembre 2019, dans la cité de Naaba Oubri (région du Plateau Central). En lieu et place du ministre en charge de l’Administration territoriale, c’est la ministre déléguée chargée de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Madiara Sagnon/Tou, qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Elle avait à ses côtés, le gouverneur de la région du Plateau central et le maire de la commune de Ziniaré.

Ce rendez-vous annuel se tient dans un contexte national marqué par des attaques terroristes. C’est la raison pour laquelle les membres de l’assemblée générale de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CONACOD) ont été conviés à réfléchir sur la coopération et le défi sécuritaire lors de cette 9e session. Il s’est agi, au cours de la session, de capitaliser les expériences réussies de coopération décentralisée en termes de résilience face à la menace terroriste.

C’était l’occasion aussi de proposer des recommandations pour renforcer cette coopération afin que les impacts retombent au niveau des collectivités territoriales, selon la ministre déléguée chargée de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Madiara Sagnon/Tou, qui s’exprimait à l’issue de la cérémonie d’ouverture le mardi 19 novembre 2019, à Ziniaré.

Les membres de l’AG de la CONACOOD

« La menace terroriste est là. Dans les premières localités qui sont touchées, les populations sont en déplacement. Au niveau des communes, ce n’est pas ça du tout. Cette situation joue négativement sur la coopération décentralisée. Quelques partenaires n’ont plus confiance à nous accompagner dans cette situation d’insécurité. Mais il y a d’autres qui sont quand même là, qui ont confiance, qui nous soutiennent et qui sont prêts à nous accompagner pour qu’on puisse réussir notre développement local », a noté la ministre Sagnon, faisant allusion à l’impact des actions de terrorisme sur la coopération.

Cette situation conduit à esquisser des mesures. A ce titre, elle pense qu’il faut travailler à instaurer la confiance et la solidarité, à cultiver l’esprit de tolérance et de pardon. La dernière mesure qu’elle suggère est de renforcer le dialogue pour, dit-elle, « qu’on puisse aller dans la même direction pour combattre le terrorisme qui continue de faire des victimes chaque jour que Dieu fait dans notre pays ».

En marge de la cérémonie inaugurale, la ministre déléguée chargée de la Décentralisation et de la Cohésion sociale s’est rendue dans les locaux de l’Initiative Plateau central (IPCL), logée à la Délégation consulaire régionale. Cette visite de courtoise avait un double objectif : connaître la vie de la structure et encourager les promoteurs. Créée le 12 octobre 2017, l’IPCL entend apporter une réponse à l’émergence d’un entrepreneuriat solidaire. Elle regroupe des acteurs économiques issus de la Chambre du commerce et d’industrie, la Chambre régionale d’agriculture, des métiers et l’artisanat, les collectivités territoriales, etc.

Dans les locaux de l’IPCL.

A la fin de la visite, le président du conseil régional, Edmond Zida, a expliqué les bases de la coopération décentralisée qui existe entre la région du Plateau Central et la région Nouvelle-Aquitaine depuis les années 1980, et jeté un regard rétrospectif sur le bilan des activités réalisées par ladite coopération. « On vous a parlé de l’IPCL où on remet des prêts d’honneur à taux zéro à de petits entrepreneurs de la région. Nous avons fait des dons de prêt de 76 millions de F CFA à des gens ; nous avons également réalisé près de 58 forages », a-t-il résumé.

Le thème entre en droite ligne des stratégies du gouvernement en matière de mobilisation de moyen pour l’enracinement de la CD

La présente coopération ne compte pas s’arrêter là. Elle est en train de monter un projet de près de 40 milliards de F CFA destiné à la région du Plateau Central. Cette région est considérée comme l’une des régions où la pauvreté sévit. Pourtant, elle dispose de nombreux potentiels, de l’aveu de M. Zida.

(source: Lefaso.net)

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